Reçu le 17/10/2020, de J. A. via Facebook

La décision de tester la faisabilité de fermer le Bois à la circulation a eu des effets collatéraux – comme on dit pudiquement – très importants pour le quartier de l’ULB : mon quartier. Ni les autorités bruxelloises, ni ixelloises, ni régionales semblent avoir tenu en compte que les travaux du pont d’Ixelles sont encore loin d’être finis et cela provoque des embouteillages in aeternum.

En effet, la photo montre la file de bus que chaque jour se génère au carrefour de l’Avenue de la Couronne avec le boulevard Général Jacques. Comme vous pouvez le voir, cinq bus sont à l’arrêt – des lignes 71 et 95, les plus utilisées du réseau STIB – ce qui provoque des retards énormes et sème l’incertitude chez l’utilisateur. Ceci n’est pas une bonne propagande pour le transport en commun. Un petit détail, les autorités responsables des travaux du pont ont oublié de modifier la durée du feu rouge au croissement Triomphe/Fraiteur, qui fonctionne comme si le pont était opérationnel. Résultat ? Une file impossible à avaler compte tenu de la courte durée du feu. Comment est-il possible de ne pas penser à ce type de choses ?

Pour aller à Uccle, il serait possible de le faire rapidement à partir de la gare d’Etterbeek, mais faites attention. Cette gare, devenu un module important de connexion régionale, manque des plus élémentaires services, sans que ni Infrabel, ni les autorités régionales ou communales se soient mises au travail. Un exemple de comment décourager le citoyen à utiliser le transport en commun.

Regardez la photo ; pour accéder aux quais 40 marches vous attendent ; si vous chargez avec une valise, si vous conduisez la poussette avec votre petit enfant impossible de descendre ou monter sans l’aide – toujours généreuse – des citoyens. Les vélos, oui, elles disposent déjà des rails leur permettant de monter et descendre mettant en danger les autres utilisateurs dans le cas de l’accès à la voie 4 où il n’y assez de passage pour une vélo et son cycliste et une autre personne. Ayant utilisé le train pour me rendre à mon bureau pendant 32 ans à partir d’Etterbeek et le bus pour me rendre au BOZAR, je pourrais vous expliquer mille et une histoires du disfonctionnement du transport en commun bruxellois.

Attention, si vous voyagez avec une carte Mobib, pas d’oblitérateur rapide aux gares de trains bruxelloises, vous êtes obligé de passer par les seules machines de la SNCB, dont elles sont assez souvent en panne. Si vous allez en heure de pointe, comptez entre 5 et 10 minutes – à ajouter à votre trajet - pour oblitérer le ticket. Un autre manque de vision, si vous êtes âgé de plus de 65 ans, votre carte Mobib n’est pas valable sur le réseau urbain de la SNCB, vous devrez acheter un ticket. Il s’agit des petits détails, faciles à corriger : il serait possible, par exemple, d’installer des ascenseurs à la gare, l’ingénierie actuelle permettrait de le faire, mais il manque la volonté politique et le savoir-faire professionnel.

Toute cette longue histoire pour expliquer qu’il ne suffit pas avec la fermeture du Bois pour avoir une mobilité plus respectueuse avec l’environnement, pour rendre le Bois aux citoyens. La fermeture devrait être accompagnée de tout un paquet de mesures complémentaires et alternatives dont personne n’en parle. Faute de ces mesures, le résultat sera – il l’est déjà – le chaos. La faible argumentation juridique de l’arrêté de la Ville de Bruxelles du 3 septembre – se référer à la pandémie pour rappeler que plus d’espaces verts sont nécessaires ou utiliser le Code de la Route comme base légale sans mentionner un seul article - représente un exemple de l’improvisation au quotidien des autorités, ainsi que de leur méconnaissance de la réalité bruxelloise.


J. A.

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